« Je suis fière d’être Canadienne » : la fête du Canada des nouveaux citoyens sherbrookois
Ils sont des millions de Canadiens à fêter le 1er juillet. Pour les nouveaux citoyens, c’est une première célébration de ce pays auquel ils appartiennent maintenant officiellement. « Ça fait une différence pour moi de sentir que j’appartiens à ce pays » , témoigne une Sherbrookoise d’adoption, Adélaïde Doussau. Pour l’occasion, la députée fédérale de Sherbrooke, Élisabeth Brière, a remis des certificats honorifiques pour souhaiter la bienvenue à ceux qui ont choisi sa ville. Depuis janvier, ce sont 216 personnes qui ont été assermentées à Sherbrooke. Une vingtaine d’entre eux ont répondu présents à l’invitation. Au programme de la journée : un barbecue, du thé aux bulles, du maquillage et de la musique! Les petits comme les grands ont profité du maquillage de feuille d'érable. Photo : Radio-Canada / Charlotte Dubois Adélaïde Doussau est arrivée au Québec en septembre 2016. Il y a un peu plus de six mois, son processus est enfin arrivé à terme, elle a reçu sa citoyenneté canadienne. Ça aura pris près de dix ans et Mme Doussau se sent privilégiée comparativement à d’autres. Adélaïde Doussau a obtenu sa citoyenneté canadienne le 17 janvier dernier. Elle est arrivée au Canada en septembre 2016. Photo : Radio-Canada / Charlotte Dubois Abdellah Mehimmid Zekeaie a vécu un scénario semblable. Arrivé du Bangladesh en 2018, il a reçu sa citoyenneté dans la dernière année. Cette dernière est arrivée en 2012 et a obtenu sa citoyenneté en 2019. Nishana Frinnova et Abdellah Mehimmid Zekeaie se sont rencontrés et se sont mariés au Canada. Photo : Radio-Canada / Charlotte Dubois Plusieurs ont assisté à la cérémonie non officielle de bienvenue. C’est le cas de la députée provinciale de Saint-François, Geneviève Hébert, de trois candidats à la mairie de Sherbrooke; Vincent Boutin, Guillaume Brien et Raïs Kibonge et de la mairesse suppléante, Fernanda Luz. Mme Luz a traversé le même processus que ceux qu’elle a félicités. Elle célébrait alors les 11 ans de l’obtention de sa citoyenneté, jour pour jour. Celle qui est arrivée en 2009 du Brésil explique être tombée amoureuse de Sherbrooke. Il y a une force symbolique, je trouve, autour du 1er juillet. Fernanda Luz, mairesse suppléante de la Ville de Sherbrooke. Fernanda Luz a souhaité la bienvenue aux nouveaux citoyens canadiens et plus particulièrement sherbrookois. Photo : Radio-Canada / Charlotte Dubois Pour Mme Brière, c’était une journée pour célébrer le Canada, mais surtout ses nouveaux arrivants. Ça prend du courage pour quitter tout ce qu’on a ailleurs. Souvent, ce sont des gens qui ont vécu la guerre, leur parcours pour s’en venir ici a été difficile, parsemé de toutes sortes d’embûches, oui, par le processus d’immigration, mais aussi, il y en a qui ont traversé à pied des pays. Ils arrivent ici, le Canada les accueille, mais Sherbrooke est une ville d’accueil”, insiste-t-elle.C’est une année particulière avec ce qu'on vit avec les États-Unis et la crise tarifaire. L’élan de solidarité qu'on constate entre les gens, la population, c'est le fun de pouvoir se réunir ensemble et de célébrer
, affirme Mme Brière.
Je suis fière d’être devenue Canadienne, je suis aussi fière d’être Française, j’ai la chance de pouvoir avoir deux nationalités, mais pour moi, c’est vraiment un grand privilège de pouvoir faire partie de ce pays, de pouvoir contribuer à ce pays, par ma présence, dans ma vie personnelle et professionnelle.
Je trouvais que c’était long et fastidieux, même pour une Française où je me sentais par rapport à la langue. Je n’étais pas parmi les personnes les plus vulnérables et je trouvais que ça prenait du temps, mais ça a pris le temps que ça a pris, une étape à la fois. J’y suis arrivée!

J’aime beaucoup Sherbrooke, c’est une ville tranquille pour moi.
Il y a réalisé ses études et y vit maintenant avec sa femme, Nishana Frinnova. C'était plus facile parce que je suis arrivée avec ma famille
, estime-t-elle.
Quand je suis arrivée à Sherbrooke, mon idée était d’étudier à l’Université […] et après de repartir et on n’a jamais été capable de partir
, se remémore-t-elle avec enthousiasme.
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